Bref, quand on apprit un jour

Que le joyeux troubadour

Vivait frais comme un amour

Non loin de Montmartre,

On ne l'eût pas reconnu,

Car au lieu d'être tout nu,

Il avait, le parvenu,

De vrais cols de martre.

Les deux autres poésies que m'inspira l'annonce anticipée de ma mort furent publiées dans le journal La Plume, sous ces deux titres: Vers d'un qui pensa mourir et Vers d'un qui ne mourut point. Elles n'ont point l'allure badine de l'Auteur Posthume que je viens de vous transcrire et la première fut écrite, il m'en souvient, pendant une des longues promenades que, sur l'ordre de la Faculté, je faisais au bras de ma mère dans les prestigieuses allées de la Promenade des platanes à Perpignan. Je fus interrompu dans ma composition par des quintes de toux qui m'arrachaient la poitrine et je crois qu'en lisant quelque peu entre les lignes de ce douloureux sonnet il est aisé d'y voir la trace d'une émotion sincère et fortement ressentie:

Malade, malade, malade,