Berce des songes d'or à leur ombre abrités.
Si les alexandrins de Raymond Marival font songer à Virgile, au charme langoureux des bucoliques, voici d'un panthéisme à la Lucrèce quelques strophes de Maurice Magre, poète plein de promesses et qui a tenu déjà:
O creuseurs de sillons ou fils des âpres landes,
Vous qui trempiez vos barbes d'or dans les torrents,
Vos mains lèvent au ciel des branches en offrande
Comme un don printanier des grands bois enivrants...
Sainte voix des troupeaux! Saint cantique des blés!
O victoire de la nature et de la vie!
Vous planterez des arbres verts et sémerez
Sur le sommet des hautes tours ensevelies.