Justitiæ, sit quanta tibi pietasque fidesque,
Quantum consilio valeas & fortibus ausis,
Quàm sis munificus, quàm clemens, denique per me
Ingenium, moresque tuos mirabitur orbis.
At nunc ista tibi quæ tradimus accipe læto
Interea vultu, & præsentibus annue cœptis.
[318] Le temps viendra un jour (pourveu que la Parque fasse nostre fusée longue) que nous publierons plus amplement les belles actions de vostre personne ; & que vostre nom retentira dans la terre du Gange, & sur les costes de la mer d’Espagne. Vostre nom ira jusques aux villes du Nord, & je vous feray connoistre dans les extremités de la Libye. Alors poussé d’une plus grande veine poëtique, je feray voir à tout le monde combien vous estes amateur de la justice, combien grande est la foy & la pieté dont vous estes orné ; combien vous estes puissant en conseil, & en courageuses entreprises ; combien vous estes liberal, & clement, & enfin je feray que toute la terre admirera vostre esprit & vos mœurs. Mais cependant recevés ce que je vous offre maintenant, & daignés prendre en bonne part & favoriser la presente entreprise.
TABLE
des Chapitres.
| Objections que l’on peut faire contre ce discours, avec les réponses necessaires. Chap. I. | pag. [3] |
| Quels sont proprement les Coups d’Estat, & de combien de sortes. Chap. II. | [50] |
| Avec quelles precautions, & en quelles occasions on doit prattiquer les Coups d’Estat. Chap. III. | [118] |
| De quelles opinions faut-il estre persuadé pour entreprendre des Coups d’Estat. Chap. IV. | [213] |
| Quelles conditions sont requises au Ministre avec qui l’on peut concerter les Coups d’Estat. Chap. V. | [283] |
FIN.