[104] Déc. du 6 février 1792.

[105] Arr. du 3 floréal an III (22 avril 1795).

[106] Circ. min. int., du 21 frimaire an VII (11 décembre 1798). — Cf. L. Delisle, t. II, p. 29-33.

[107] Mortreuil, La Biblioth. nation., p. 131, 149 et suiv.

[108] Delaborde, Le Cabinet des estampes, p. 110-120. — Le département des estampes avait recueilli en outre 10 ou 12,000 gravures provenant des émigrés et plus de 40,000 autres puisées dans les couvents, mais «le tout n'arriva guère qu'à encombrer de doubles ou d'ouvrages sans valeur l'établissement qu'on prétendait enrichir.» (Ibid., p. 100).

[109] Romme fit voter un décret, aux termes duquel le comité d'instruction et la commission des monnaies nommeraient chacun un délégué pour examiner les médailles des rois de France à la Bibliothèque nationale; on conserverait celles intéressant l'histoire et les arts; les autres seraient livrées au creuset (Déc. du 13 vendémiaire an II, 3 octobre 1793).

[110] Le département des antiques et médailles avait été ouvert au public par un décret spécial du 20 prairial an III (8 juin 1795) et placé sous la double direction d'un «conservateur bibliothécaire chargé des détails bibliographiques» et d'un «conservateur professeur, chargé de disposer la collection d'une manière méthodique et d'enseigner dans des cours publics ce qui a rapport aux inscriptions, aux médailles et aux pierres gravées, l'histoire et les progrès de l'art chez les anciens, celle des mœurs, des costumes et des usages de l'antiquité.» Ce cours d'archéologie existe toujours; on sait avec quelle distinction il a été successivement professé par MM. Raoul Rochette, Beule et François Lenormant.

En outre, la Convention, par décret du 10 germinal an III (30 mars 1795), avait établi «dans l'enceinte de la Bibliothèque nationale une école publique destinée à l'enseignement des langues orientales vivantes, d'une utilité reconnue pour la politique et le commerce.» Cette école, réorganisée par l'ordonnance du 22 mai 1838 et par le décret du 8 novembre 1869, a seulement alors été détachée de la Bibliothèque et installée au collège de France. Elle est aujourd'hui rue de Lille, no 2. — Même au temps de son séjour à la Bibliothèque nationale, le cours d'archéologie n'en faisait pas partie; conformément au décret du 20 prairial an III et à l'article 21 de l'ordonnance du 22 mai 1838, il continua d'être annexé au cabinet des médailles.

[111] Règl. du 25 fructidor an IV (11 septembre 1796).

[112] Arr. de Lucien Bonaparte, ministre de l'intérieur, du 28 vendémiaire an IX (20 octobre 1800). — Mortreuil, loc. cit., p. 148.