Ce livre d'un des jeunes maîtres, avant la guerre, de l'humour français, est le carnet de route d'un soldat qui, même dans les pires moments où la fatigue annihile jusqu'à la force de penser, sait pourquoi il se bat.
(L'Illustration.)
Je signale les Poissons morts de Pierre Mac Orlan, un de nos meilleurs auteurs gais, à qui sa note habituelle n'interdit pas les impressions de guerre et qui sait les traduire avec une émouvante sobriété.
Paul Souday (Le Temps.)
Une vision aiguë, objective et pittoresque de l'ambiance, un détachement parfait dans la plaisanterie et le sarcasme qui donne à l'effet une ampleur singulière, le goût du bien-dire, allant, souventes fois, jusqu'à l'afféterie, avec, sous tant de grâces, de recherches, de précautions pour n'être point taxé d'enthousiasme, une émotion vivante et chaleureuse, le flebile nescio quid, l'accent pitoyable qui porte au cœur, tels sont les attributs dont la bigarrure signale aux humanistes le récent volume de M. Pierre Mac Orlan: Les Poissons Morts.
Laurent Tailhade (L'Œuvre.)
C'est un livre d'honnête homme. Saluons! Il est tragiquement illustré par M. Gus Bofa, grand blessé de guerre, dont le talent est probe et grand.
(Les Hommes du Jour.)
Ce livre recèle des choses rares qui vous consolent et rafraîchissent après la lecture de tant de banalités. C'est un livre qu'il faut lire. Nous disons lire et non parcourir, car, dans ce dernier cas, on risquerait de ne point goûter toutes les finesses, toute la saveur de cette œuvre délicate jusqu'en ses crudités et qui, par son art, nous donne des reflets saisissants et véridiques de la guerre de 1914-1915-1916-1917-19...
G. Fabri (Revue du Front et le Souvenir.)