Elle s'élance. Elle s'abat contre les colonnes. Anxieuse, elle palpe les corps des captifs pour reconnaître qu'ils sont encore sains.

Enfants, enfants de mes entrailles,

vous êtes sains, vous êtes saufs

encore! Il n'y a pas de sang

sur vous. J'entends le battement

345de vos cœurs. On n'a pas encore

meurtri vos chairs, brisé vos os.

Que je vous touche, que je sente

la vie de ma vie! Mais je n'ai

que deux mains faibles; et vous êtes