20 février.
Un joli texte à développer : « Aimez à concilier les esprits. »
Ne dirait-on pas que cette phrase, échappée à la diplomatie de Mme de Maintenon, est la devise très haute, très loyale de notre chère Mlle Vormèse.
1er mars 189 .
Je prépare une leçon sur la morale d’Épicure ; Mlle Vormèse me recommande de lire les livres de Guyau, l’un des rares esprits qui aient compris la grandeur héroïque de cette morale, toute d’action, des Épicuriens.
J’aime cette pensée de Guyau, qui puise dans la noblesse de son rêve la force de créer une morale sans sanction, une morale où Dieu ne serait pas l’impitoyable Teneur de livres de toute notre vie.
Sa philosophie, sa poésie (car il est poète), me font penser à un Vauvenarges qui eût été l’ami d’Alfred de Vigny.
J’ai noté des pages réconfortantes, que j’emporterai fidèlement au sortir de l’École ; j’aime cet espoir : « Le moi qui s’est assez élargi aurait droit de ne pas périr. »
8 mars 189 .
Berthe et moi, sommes allées voir Réjane dans Sapho.