27 mars.
Un peu de mieux, elle a pu écrire à Henri qui est encore pour un mois à Bruxelles. J’ai repris mon travail, mais cette accalmie ne me rassure pas.
1er avril.
Épouvante cette nuit ! une voisine de Charlotte a couru réveiller l’infirmière ; je me suis levée, elle râlait, je l’ai tenue dans mes bras toute la nuit, sa pauvre tête jaunie, contractée, les yeux chavirés.
Ils ne voient donc pas qu’elle peut en mourir.
2 heures.
Elle s’est levée, le médecin ne se prononce pas ; elle doit garder la chambre. Je ne la quitterai pas. Si la nuit est mauvaise, demain je télégraphierai à Henri.
9 heures soir.
L’infirmière n’a pas reçu l’ordre de veiller Charlotte : on la laissera seule !
Jamais : je resterai avec elle jusqu’au matin, Berthe me relèvera.