A. Chantilly à M. Paul Réjardin.

« Sèvres, 6 mars.

» O merci Monsieur !

» Ma confession sera brève. A la veille de quitter l’École, d’entrer dans la vie, je suis affreusement tourmentée. J’ai cru jusqu’ici, que nous portions en nous-mêmes, par le fait de notre nature, de notre tempérament intellectuel, la lumière qui éclaire la route.

» Vos paroles m’ont détrompée !

» Je rougis de mon ambition, de cette misérable vanité qui, devant moi, illuminait l’avenir.

» Oh ! que faire pour sortir de cet égarement, m’élever vers l’idéal que vous nous faites aimer ?

» Comprenez ma détresse ! Aidez-moi, vous qui fûtes cause des larmes que je verse.

» Votre élève respectueuse,

» A. Chantilly. »