Cependant la lune éclairait de ses tristes reflets l'intérieur de l'église.

Marie continuait de prier pour son amant. L'absence prolongée de François la frappa de terreur. Elle se leva, pâle comme une morte, et s'approcha, en chancelant, de la porte qui donnait accès à la tour.

Au moment où elle mettait le pied sur la première marche, la figure sombre de Pierre Vardouin s'offrit à ses regards. Elle faillit tomber à la renverse ; mais elle retrouva subitement toute son énergie à la pensée du danger que François avait couru. Et saisissant une des mains du maître de l'oeuvre :

— Vous tremblez, dit-elle. Qu'avez-vous fait de François ?

— Le malheureux s'est tué ! balbutia Pierre Vardouin en baissant les yeux sous le regard pénétrant de sa fille.

Marie bondit hors de l'église et courut au pied de la tour.

Le corps de François était étendu à terre. Sa tête reposait sur le tertre d'une tombe, comme s'il se fût endormi pour toujours sur la couche des morts.

Marie se jeta à genoux et posa la main sur le coeur du jeune homme.

— Il respire ! dit-elle en levant les yeux au ciel avec une divine expression de reconnaissance.

— Qui est là ? soupira faiblement le jeune homme.