—C'est aussi la mienne!... Drouine!... et je ne suis venue ici que pour cela!... Je connaissais la volonté de la marquise... je savais les arrangements qu'elle avait déjà pris avec Sangor... Et elle m'a écrit, quelques jours avant sa mort, qu'elle s'était arrangée non seulement avec Sangor, mais encore avec vous!... Parlez, Drouine!... Il le faut!...

—Que voulez-vous que je vous dise?...

—Si les dernières volontés de la marquise seront accomplies?...

—La dernière volonté de Mme la marquise était celle-ci, mademoiselle: que je donne le diadème à Sangor, quand elle serait morte!...

Et qu'il lui aurait coupé la tête!... s'exclama Christine.

—Quant aux broches, elles sont bien pour moi! continua l'autre sans broncher.

—Gardez le tout, Drouine! mais qu'on ne touche pas à la dépouille de ma pauvre amie!... Elle a été assez torturée pendant sa vie pour qu'elle goûte le repos sacré des trépassés!...

—Je ne garderai rien du tout, mademoiselle, je donnerai le tout à Sangor pour qu'il s'en aille tout de suite, qu'on ne le revoie plus! Je le connais assez!... il n'en demandera pas davantage!... Et ma pauvre maîtresse dormira en paix, tout entière, comme une honnête chrétienne, dans son tombeau, foi de Drouine!...

—Vous êtes un brave homme, mon ami!

—Oui, mademoiselle!... Mais vous m'avez bien fait peur!... j'ai cru un moment que vous étiez venue, vous aussi, pour tuer la nouvelle «empouse»...