Je ne l'ai pas vue de la journée; ça, c'est un peu fort!

Je n'ai vu du reste personne!

Oh! je suis bien décidé, ce soir, à aller monter ma garde à ma petite lucarne!... Si je ne revois pas Gabriel, je la verrai peut-être, elle!... Chose singulière, je n'ai pas vu ce matin, avant de partir, l'horloger derrière sa vitre, ni sortir le prosecteur... ni Christine... On n'a vu sortir personne.

Seulement le soir, vers neuf heures, j'ai vu arriver un personnage nouveau...

Ce qu'il y a de certain, c'est que c'est la première fois que j'aperçois ce drôle de bonhomme, trapu, à cou de taureau, au front bas qui glisse le long des murs comme s'il avait honte de respirer l'air de tout le monde. Il est coiffé d'une casquette ronde sans visière, vêtu d'un costume informe que l'on dirait taillé dans un sac.

Il porte sous le bras une grande boîte enveloppée dans une gaine de cuir...

Il a l'air de l'aide du bourreau.

On devait l'attendre chez les Norbert, car il n'a pas eu à frapper à la porte, qui s'est ouverte devant lui et qui a été refermée aussitôt...

Vous pensez si j'ai grimpé là-haut!

On a l'air très affairé dans la maison... Plusieurs fois j'ai vu Christine traverser le jardin. Elle était vêtue d'une grande blouse blanche comme une infirmière... Elle s'entretenait vivement et à voix basse avec son fiancé qui, lui aussi, avait la blouse des infirmiers.