Christine entraînait déjà Raoul, le forçait à courir encore:
—Mais qui est-ce? Mais qui est-ce, celui-ci? demandait le jeune homme.
Et Christine répondait:
—C'est Le Persan!...
—Qu'est-ce qu'il fait là...
—On n'en sait rien!... Il est toujours dans l'Opéra!
—Ce que vous me faites faire là est lâche, Christine, dit Raoul, qui était fort ému. Vous me faites fuir, c'est la première fois de ma vie.
—Bah! répondit Christine, qui commençait à se calmer, je crois bien que nous avons fui l'ombre de notre imagination!
—Si vraiment nous avons aperçu Erik j'aurais dû le clouer sur la lyre d'Apollon, comme on cloue la chouette sur les murs dans nos fermes bretonnes, et il n'en n'aurait plus été question.
—Mon bon Raoul, il vous aurait fallu monter d'abord jusqu'à la lyre d'Apollon; ce n'est pas une ascension facile.