Et il pleura. Elle le laissait l'injurier. Elle ne pensait qu'à une chose: le retenir.

—Vous me demanderez un jour pardon de toutes ces vilaines paroles, Raoul, et je vous pardonnerai!...

Il secoua la tête.

—Non! non! vous m'aviez rendu fou!... quand je pense que moi, je n'avais plus qu'un but dans la vie: donner mon nom à une fille d'Opéra!...

—Raoul!... malheureux!...

—J'en mourrai de honte!

—Vivez, mon ami, fit la voix grave et altérée de Christine... et adieu!

—Adieu, Raoul!...

Le jeune homme s'avança, d'un pas chancelant. Il osa encore un sarcasme:

—Oh! vous me permettrez bien de venir encore vous applaudir de temps en temps.