—Ça, ricana lugubrement le géant... ça a été comme un fait exprès.
Loustalot ne lui répondit pas, mais quelque chose comme un soupir un soupir de terreur et d'angoisse passa sur la tête des deux hommes qui devaient, au bruit qu'ils faisaient avec les instruments, être occupés à quelque expérience.
—Tu as entendu? demanda Loustalot.
—C'est toi, Dédé? fit le géant.
—Oui, c'est moi, répondit la voix de l'homme aux barreaux.
—Tu es malade? demanda Loustalot... Regarde donc, Tobie, ce qu'il a. Dédé est peut-être malade? Il a crié tout à l'heure à se casser la poitrine... Il a peut-être faim? As-tu faim, Dédé?
—Tenez, fit la voix de l'homme dans la cage, voilà la «formule»! Elle est complète. Vous pouvez me donner à manger maintenant... J'ai bien gagné mon souper!
—Va lui chercher sa «formule», ordonna Loustalot, et donne-lui sa soupe...
—Regardez d'abord si la formule est bonne, répliqua Dédé... vous m'avez habitué à ne pas voler mon pain...
Il y eut les pas du géant et puis le bruit d'un morceau de papier froissé que le prisonnier devait passer à Tobie à travers les barreaux...