—Comment! s'ils sont là? Mais ils remplissent la cour. Ils savent que nous nous réunissons et ils prétendent que Martin Latouche ne se présente plus.

M. Patard pâlit. Il osa dire, dans un souffle:

—Je n'ai reçu aucune communication à cet égard...

Tous l'interrogeaient, anxieux. Il les rassurait sans conviction.

—C'est encore une invention des journalistes. Je connais Martin Latouche... Martin Latouche n'est pas homme à se laisser intimider... Du reste, nous allons tout de suite procéder à son élection...

Il fut interrompu par l'arrivée brutale de l'un des deux parrains de Maxime d'Aulnay, M. le comte de Bray.

—Savez-vous ce qu'il vendait, votre Borigo? demanda-t-il.

Il vendait de l'huile d'olive!... Et comme il est né au bord de la Provence, dans la vallée du Careï, il s'est d'abord fait appeler Jean Borigo du Careï...

A ce moment la porte s'ouvrit à nouveau et M. Raymond de La Beyssière, le vieil égyptologue qui avait écrit des pyramides de volumes sur la première pyramide elle-même, entra.

—C'est sous ce nom-là, Jean Borigo du Careï, que je l'ai connu! fit-il simplement.