—Pardon, monsieur pardon, ne nous égarons pas! Est-ce qu'il y a un lien quelconque entre la chanson qui tue et le secret de Toth?
—Sans doute, mon cher maître, sans quoi je ne vous en parlerais pas...
—Enfin, où voulez-vous en venir? Quel a été votre but en venant ici?
—De vous demander comme au plus savant, si un être qui connaît le secret de Toth peut en tuer un autre par des moyens inconnus au restant des hommes. Ce que je veux savoir, moi, Gaspard Lalouette, que les circonstances ont appelé, comme expert, à dire mon mot dans cette lugubre histoire, c'est ceci—ceci pourquoi uniquement je suis venu vous trouver—Martin Latouche peut-il avoir été assassiné? Maxime d'Aulnay peut-il avoir été assassiné? Jehan Mortimar peut-il avoir été assassiné?
M. Lalouette n'avait pas fini de formuler cette triple hypothèse qu'Ajax et Achille rouvrirent leurs épouvantables gueules d'où il s'échappa, plus lamentable encore que tout à l'heure, le ululement à la mort! En face, le grand petit Loustalot, les yeux redevenus fixes comme ceux de quelqu'un qui écoute au loin s'il n'entend pas quelque chose, le grand petit Loustalot était tout pâle.
Mais, cette fois, il ne fit pas taire ses molosses et, avec le ululement des chiens, M. Gaspard Lalouette crut entendre un autre ululement plus affreux, plus horrible, comme un ululement qui aurait été humain.
Mais c'était sans doute une illusion, car les chiens se turent à la fin et ce qui aurait pu être un ululement humain se tut en même temps.
Alors, M. Loustalot dit, les yeux redevenus papillotants, vivants, et après avoir fait entendre une petite toux sèche:
—Bien sûr que non qu'ils n'ont pas été assassinés... Ça n'est pas possible. N'est-ce pas! Ça n'est pas possible!... s'exclama M. Loustalot. Et il n'y a pas de secret de Toth qui tienne!...
M. Loustalot se grattait alors le bout du nez... Il fit: