— Dans la Tour Carrée!»

Nous nous levâmes tous à cette déclaration, dans une agitation bien compréhensible: M. et Mrs. Rance stupéfaits de ce qu’ils apprenaient, M. et Mme Darzac et moi, effarés de ce que Rouletabille n’avait pas hésité à le leur apprendre.

«Dans la Tour Carrée! s’écria Mrs. Edith… Et qui est-ce qui l’a tué?

— M. Robert Darzac!» fit Rouletabille, et il pria tout le monde de se rasseoir.

Chose étonnante, nous nous rassîmes comme si, dans un moment pareil, nous n’avions pas autre chose à faire qu’à obéir à ce gamin.

Mais presque aussitôt Mrs. Edith se releva et prenant les mains de M. Darzac, elle lui dit avec une force, une exaltation véritable cette fois-ci (décidément, aurais-je mal jugé Mrs. Edith en la trouvant affectée):

«Bravo, monsieur Robert! All right! You are a gentleman!»

Et elle se retourna vers son mari en s’écriant:

«Ah! voilà un homme! Il est digne d’être aimé!»

Alors, elle fit des compliments exagérés (mais c’était peut-être dans sa nature, après tout, d’exagérer ainsi toute chose) à Mme Darzac; elle lui promit une amitié indestructible; elle déclara qu’elle et son mari étaient tout prêts, dans une circonstance aussi difficile, à les seconder, elle et M. Darzac, qu’on pouvait compter sur leur zèle, leur dévouement et qu’ils étaient prêts à attester tout ce que l’on voudrait devant les juges.