Quand on passa à la sacristie, maître André Hesse poussa un profond soupir.

«Ça y est! fit-il. Je respire…

— Pourquoi ne respiriez-vous donc pas, mon ami?» demanda maître Henri-Robert.

Alors maître André Hesse avoua qu’il avait redouté jusqu’à la dernière minute l’arrivée du mort…

«Que voulez-vous! répliqua-t-il à son confrère qui se moquait, je ne puis me faire à cette idée que Frédéric Larsan consente à être mort pour de bon!…»

.. .. .. .. ..

Nous nous trouvions tous maintenant — une dizaine de personnes au plus — dans la sacristie. Les témoins signaient sur les registres et les autres félicitaient gentiment les nouveaux mariés. Cette sacristie est encore plus sombre que l’église et j’aurais pu penser que je devais à cette obscurité de ne point apercevoir, en un pareil moment, Joseph Rouletabille, si la pièce n’avait été si petite. De toute évidence, il n’était point là. Qu’est-ce que cela signifiait? Mathilde l’avait déjà réclamé deux fois et M. Robert Darzac me pria de l’aller chercher, ce que je fis; mais je rentrai dans la sacristie sans lui; je ne l’avais pas trouvé.

«Voilà qui est bizarre, fit M. Darzac, et tout à fait inexplicable. Êtes-vous bien sûr d’avoir regardé partout? Il sera dans quelque coin, à rêver.

— Je l’ai cherché partout et je l’ai appelé», répliquai-je.

Mais M. Darzac ne s’en tint point à ce que je lui disais. Il voulut faire lui-même le tour de l’église. Tout de même, il fut plus heureux que moi, car il apprit d’un mendiant qui se tenait sous le porche avec sa timbale qu’un jeune homme qui ne pouvait être, en effet, que Rouletabille était sorti de l’église quelques minutes auparavant et s’était éloigné dans un fiacre. Quand il rapporta cette nouvelle à sa femme, celle-ci en parut peinée au-delà de toute expression. Elle m’appela et me dit: