Et le présent passe comme un songe;
De l'avenir
Ne crois pas jouir,
L'espoir est un mensonge.
Panpan, lui non plus, n'a pas renoncé au culte des muses, mais quand il rime, c'est toujours en l'honneur de la divine marquise. Chaque année il compose pour sa fête un bouquet qu'il vient lui débiter en grande cérémonie. En 1750, il écrit pour elle ce couplet:
Sur l'air: Ton humeur, Catherine.
C'est votre fête, Thémire.
Pourquoi cet air glacial?
Tout reconnaît votre empire,