«A huyt heures aprez que l'illumination sera allumé on ira à l'intendance pour voir le feu d'artyfice.

«Au retour on commencera le bal qui terminera la feste.»

[39] Cette statue fut renversée et détruite par les Marseillais, à leur passage en 1792.

[40] Palissot de Montenoy, né à Nancy en 1730, donnait dès sa plus tendre enfance les plus belles espérances. Son père, ancien conseiller de Léopold, lui fit donner une brillante éducation. A neuf ans, il composait un poème épique en vers latins; à douze ans il avait terminé son cours de philosophie; à treize ans il soutenait une thèse de théologie. On le fit entrer à l'Oratoire, mais il ne put s'y supporter. A dix-huit ans il était marié, et il avait déjà composé plusieurs tragédies.

Sa précocité et la réputation qu'elle lui attirait avaient décidé Stanislas à comprendre Palissot au nombre des membres correspondants de son académie.

Il mourut à Paris le 15 juin 1814, dans les sentiments de la plus vive piété.

[41] Le Cercle ou les Originaux.—L'auteur mettait en scène des originaux de toutes sortes; on y voyait figurer des poètes, un financier, un médecin, de beaux esprits, une femme auteur avec son entourage, et enfin un philosophe. Les premiers personnages étaient de fantaisie, mais le philosophe représentait à s'y méprendre J.-J. Rousseau. L'auteur signalait ironiquement ses contradictions, ses ridicules, son esprit paradoxal, son amour de la célébrité et de la singularité.

[42] Guibal mourut peu après et Cyfflé fut nommé sculpteur ordinaire du roi de Pologne.

[43] En 1751, J.-J. Rousseau avait publié son fameux discours sur le tort causé par les lettres et les sciences à la pureté des mœurs. Ce discours souleva à Paris et dans toute la France un véritable enthousiasme et il fut couronné par l'Académie de Dijon. Stanislas, qui ne partageait pas l'opinion du philosophe, écrivit une réfutation pour prouver que les lettres et les mœurs pouvaient fort bien s'allier, et il n'en voulait d'autre preuve, disait-il, que l'exemple même donné par Rousseau.—Le philosophe riposta, mais de la façon la plus courtoise. «J'avais le bonheur, dit-il, dans ses Confessions, d'avoir à faire à un adversaire, pour lequel mon cœur plein d'estime pouvait, sans adulation, la lui témoigner; c'est ce que je fis avec assez de succès, mais toujours avec dignité. Mes amis, effrayés, croyaient déjà me voir à la Bastille. Je n'eus pas cette crainte un seul moment et j'eus raison. Ce bon prince, après avoir vu ma réponse, dit: «J'ai mon compte, je ne m'y frotte plus.»

[44] Voir la Cour de Lunéville, chap. III.