[77] Voyez le Dictionnaire philosophique au mot Chine.
[78] Voltaire, dans son Essai sur les mœurs, dit qu'Aurengzeb mourut à cent trois ans. Muley-Ismaël, dont il porte la vie à plus de cent années, n'en a vécu que quatre-vingt et une.
[79] La comédie des Philosophes ne fut imprimée qu'en 1762. Le 9 juin, Palissot écrivait au duc de Choiseul en lui envoyant sa comédie: «J'espère qu'on la lira mieux qu'elle n'a été écoutée; j'ai voulu être l'Aristophane de la France et donner une comédie athénienne. Mon but est de corriger le caractère de la nation, altéré par l'habitude des rêveries philosophiques et par une tournure anglaise qui, n'étant pas naturelle à notre sol, ne peut y produire que des monstres.»
Palissot publia quelque temps après la Dunciade: «Dunciade, dit-il, dérive du mot anglais dunce, qui signifie un sot, un stupide, un hébété», et à la tête de la bande des hébétés il plaçait Marmontel, Thomas, Diderot, Raynald. Le même auteur provoqua encore un scandale effroyable en 1775 avec sa pièce des Courtisanes, que tout le parti dévot soutenait avec rage.
[80] Morellet, né à Lyon le 10 mars 1727, mourut à Paris le 12 janvier 1819. Il fut nommé à l'Académie française par l'influence du parti philosophique.
[81] Libertin s'employait autrefois dans le sens de «libre-penseur».
[82] Un des membres de l'Académie.
[83] Il était interdit en séance publique de faire une lecture ou de prononcer un discours qui n'avaient pas été soumis d'avance à la Société.
[84] Confesseur polonais de la Reine.
[85] Louis Bruno de Boisgelin, né en novembre 1734, était entré comme enseigne au régiment des gardes, en novembre 1748; il fut nommé mestre de camp en octobre 1758.