Tu m'aimes, je t'adore. Ah! garde-toi de croire

Que ce foible tyran puisse nous arrêter.

On le craignoit jadis, et les cœurs de nos mères

Ne goutoient qu'en tremblant le bonheur de sentir.

De ce siècle poli les lois sont moins sévères;

L'Amour, à ses côtés, n'a plus le repentir:

Nous rions aujourd'hui de ces prudes sublimes

Qu'effarouche un amant, qui gênent leurs désirs;

Et ces plaisirs si doux dont tu te fais des crimes,