Font sur moi ce que n'ont pu faire
Ni la grandeur ni la beauté.
Non content de tous ces travaux divers, le poète compose encore de petites pièces destinées au théâtre de la cour et qui doivent être interprétées par la troupe «de qualité.»
Mme de Boufflers, Mme du Châtelet, Mme de Lutzelbourg, Mme de Lenoncourt, le vicomte de Rohan, Panpan, Saint-Lambert, etc., contribuent à l'éclat des représentations. Tous ont dû accepter des rôles, et ils s'en tirent non sans éclat.
«Depuis que je suis ici, écrit Mme du Châtelet, je n'ai fait que jouer l'opéra et la comédie. Votre ami nous a fait une comédie en vers et en un acte qui est très jolie, et que nous avons jouée pour notre clôture. J'ai joué aussi l'acte du feu des Éléments[ [129], et je voudrais que vous y eussiez été, car, en vérité, il a été exécuté comme à l'Opéra.»
Voltaire ne se contente pas de faire des comédies, il en joue. On lui demande d'interpréter des rôles, et le poète, qui adore les planches, ne se fait pas trop prier. Il profite de l'occasion pour couvrir de louanges son hôte bienfaisant.
Voici le compliment qu'il débite à Stanislas et à la princesse de la Roche-sur-Yon après avoir joué le rôle de l'assesseur dans l'Étourderie[ [130]:
O roi dont la vertu, dont la loi nous est chère,
Esprit juste, esprit vrai, cœur tendre et généreux,
Nous devons chercher à vous plaire,