«Je voudrais quelquefois que tu fusses un tigre frotté de manne, comme ton amitié, pour que je puisse me passer de toi.»

«Je ne verrai pas la princesse, par un autre arrangement fait hier avec le comte d'Estaing; Mmes Dessolles et de Lenoncourt en usent de même. Mais je vais tâcher d'engager le comte à remettre une petite note à la princesse pour la Reine. Ne faut-il pas encore que je compose cette note? et puis qui l'écrira? Le pauvre Saunier est bien malade. Enfin nous chercherons. Je pense que ce sera M. de L. si le malheur le conduit ici aujourd'hui. C'est qu'il a une belle écriture et que mon Dumast écrit comme un chat, car il aurait la préférence. Heureusement que j'ai le placet pour le garde des sceaux qui me mettra au fait du nom et de la chose. Je vous réponds que la Reine aura la note, en dépit même du comte, s'il ne voulait pas la donner.

«Je ne connais de sacré que le bonheur de mon Veau, c'est la loi la plus sainte, le devoir le plus chéri, etc., etc.

«Après cela je pense que vous ne refuserez pas de trouver jolis les vers à Mme de Poix en lui envoyant les synonymes: finir, cesser, discontinuer.

«Les voici:

Vous continuerez de charmer

Et l'on ne cessera jamais de vous aimer.

Je ne finis pas de le dire,

Mais je n'aime point à l'écrire.

«Toutes tes paroles sont enveloppées de faussetés, tes promesses frelatées, tes sentiments falsifiés, tes actions mixtionnées, et cependant je t'aime.