Malgré mes cheveux blancs, malgré votre jeunesse,
J'ai pour vous la même tendresse
Que si j'avois passé sans cesse à vos genoux
Mes cinquante passés dans ce monde avant vous.
Depuis quelques années Panpan s'est lié de plus en plus avec Mme Durival, et il entretient avec elle un commerce épistolaire assez fréquent.
Mais les deux amis s'écrivent rarement en prose: l'un et l'autre trouvent plus agréable de cultiver à la fois l'amitié et les muses, et c'est presque toujours en vers qu'ils échangent leurs impressions. C'est pour eux un jeu et un plaisir.
Complètement sous le charme de l'aimable femme, Panpan ne lui ménage pas les compliments:
Pour ma charmante Durival,
Je voudrais faire un madrigal;
Je voudrais qu'il fût digne d'elle;