«Mme de Grammont croyait que les prunes venaient de moi. Elle m'a bien priée, ainsi que Mme de Mirepoix et M. de Nivernais de vous en remercier.
«Je n'ai pas entendu parler de ma charmante Durival; en attendant je parle d'elle, et je vois avec plaisir que M. et Mme de Beauvau la croient telle qu'elle est.
(De la main de Mme de Boisgelin.)
«Tu remettras ou feras remettre à Catherine le petit mot ci-joint.
«M. de Nivernais a déjà fait quatre chansons pour moi. Je vous en envoie deux pour que vous voyez que les gens d'esprit font également des choses spirituelles et des bêtises.
«Quand nous serons à Paris je t'achèterai toutes les nouveautés qui pourront t'amuser.
«Mme de Grammont a dit hier devant moi toutes sortes de choses agréables de vous. Elle paraît aimer maman à la folie.»
Le mois suivant la marquise a regagné sa chère Lorraine, et elle passe les fêtes de Noël à Fléville, chez la duchesse de Brancas. C'est de là qu'elle écrit encore à Panpan le 24 décembre:
«Fléville, 24 décembre 1782.
«Mais, vilain Cœur de moi, est-ce qu'être triste et affligée s'appelle bouder? Est-ce que je pouvais vous savoir mauvais gré de partir après m'avoir si généreusement offert de rester? Est-ce que je ne distingue plus le bien du mal, moi qui travaille toute ma vie à me rendre juste en tâchant de voir les choses comme elles sont, sans exiger qu'elles soient comme je les désirerais? Ce n'est pas tout à fait cela; mais ce petit abbé est là qui me parle de messe.