LOUISE. Mais toi?...

MARIE. Cadio, voulez-vous me conduire à Pont-Vieux?

CADIO, (qui, assis à l'écart, s'est occupé à sculpter un morceau de bois.) Oui bien, c'est par là que je voulais aller.

LOUISE. Tu reviendras à Saint-Christophe ce soir, j'ai à te payer...

CADIO. Oui, oui, c'est bon, demoiselle. (A Marie.) Le jour baisse, partons!

MARIE, (à Louise, qui veut la retenir.) Ton père et le marquis t'ont vue, ils viennent. Quand tu auras besoin de moi, appelle-moi, j'accourrai. (Elle s'enfonce dans les massifs avec Cadio.)

LOUISE, (la suivant des yeux.) O Marie, Marie! je suis bien coupable d'avoir froissé une âme comme la tienne! Je mérite le désespoir où je me précipite.

SCÈNE III.--Un peu plus loin dans la campagne. MARIE, CADIO.

MARIE. Je peux marcher plus vite, Cadio.

CADIO. Nous avons le temps, demoiselle.