RABOISSON. Cela regarde le prêtre qui va consacrer le nouveau mariage. Vous pensez bien qu'il s'est mis en règle.
L'ABBÉ. S'il avait négligé ce soin, il faudrait l'avertir si vous souhaitez que le mariage soit valide!
LA COMTESSE, (bas,) à Raboisson. Est-ce qu'il y a quelque doute à cet égard?
RABOISSON. Aucun que je sache; mais l'abbé est vendu à M. de Charette, et il a tout fait pour desservir Saint-Gueltas auprès de l'émissaire des princes. Il faudrait empêcher cela.
LA COMTESSE. Je m'en charge.
RABOISSON. Vos beaux yeux peuvent charmer les serpents comme les lions.
LA COMTESSE. Les beaux yeux d'un évêché seront plus puissants encore. Mon oncle le cardinal ratifiera mes promesses. Quant au mariage de Saint-Gueltas, je le blâme absolument; mais, s'il le faut pour qu'on lui rende justice...
RABOISSON. Il le faut, je vous jure.
LA COMTESSE. Alors, c'est que mademoiselle de Sauvières... (Elle rit.)
RABOISSON. Non; mais je ne veux pas que pareille chose lui arrive.