CADIO. Voilà ce que je ne peux pas vous promettre; mais je peux lui faire avoir de l'avancement, s'il le mérite, et, en tout cas, lui témoigner de l'intérêt. Dites-moi le nom de son bataillon.

LA MÈRE CORNY, lui donnant un autre papier. Tiens, c'est là, en écrit. En te remerciant, Cadio; mais je vois venir Rebec. Je n'ai pas de fiance en lui, et je me sauve: ne lui dis pas...

CADIO. Soyez tranquille, je le connais!

SCÈNE III.--CADIO, REBEC.

CADIO. Pourquoi es-tu ici? Tu m'avais promis de ne pas quitter Carnac tant qu'il y aurait des malades et des blessés dans ton auberge?

REBEC. Un mot en secret, capitaine!

CADIO. Je t'écoute.

REBEC. Nos braves blessés vont bien, on les soigne au mieux, et bientôt ils pourront rejoindre. Il s'agit d'une affaire... assez importante;... mais je voudrais connaître ta façon de penser.

CADIO. Pas de préambule, je n'ai pas le temps de faire la conversation; dis tout de suite.

REBEC. Permets, permets! Tu es toujours chargé, pour ta part, de la garde des prisonniers et de la noble fonction de faire expédier ces infâmes?