Elle l'emmena.
—C'est là votre pauvre abandonnée! dis-je à M. de Rivonnière, convenez-en.
—Oui, c'est-elle. Vous la connaissez?
—Sans doute, c'est la maîtresse de mon neveu. Comment ne le saviez-vous pas, vous qui avez tant rôdé autour de son domicile?
—Je le savais depuis peu; mais comment pouvais-je m'attendre à la rencontrer ici? Au nom du ciel, ne dites pas à Césarine que je suis ce Jules….
—Si vous espérez la tromper….
Césarine rentrait. Son premier mot fut:
—Ah ça! dites-moi donc, marquis, pourquoi elle vous appelle Jules? Elle n'a donc jamais su qui vous étiez? Elle jure que c'était un étudiant, qu'il se nommait Morin, et qu'à présent, malgré votre grand air et votre belle tenue, vous êtes un faux marquis. Il y a là-dessous un roman qui va nous divertir. Voyons, contez-nous ça bien vite avant déjeuner.
—Vous voulez vous moquer de moi?
—Non, car je crains d'avoir à vous trouver très-coupable et à vous blâmer.