—Vous ne me l'avez jamais demandé.
—Je n'aurais pas osé; il y a une pudeur, même entre une mère et son fils.
—Alors j'aurais mieux fait de ne pas vous le dire, n'en parlons plus.
—Si fait, je suis bien aise de le savoir. Ton grand prestige pour
Césarine venait de ce qu'elle t'attribuait la pureté des anges.
—Dites-lui que je ne l'ai plus.
—Mais où prends-tu le temps d'avoir une maîtresse?
—C'est parce que je lui donne tout le temps dont je peux disposer que je ne vais pas dans le monde et ne perds pas une minute en dehors de mon travail ou de mes affections.
—À la bonne heure! es-tu heureux?
—Très-heureux, ma tante.
—Elle t'aime bien?