[Note 1: Non, Bérénice, tu n'ouvres pas ici franchement ton coeur.]

A quoi Corilla répondit par ceux-ci:

«E ti par poco,
«Quel che sai de miei casi?»[2]

[Note 2: Ce que tu sais de mes aventures te paraît-il donc peu de chose?]

En cet endroit, la Corilla fut interrompue par un grand éclat de rire de
Caffariello; et, se tournant vers lui avec des yeux étincelants de colère:

«Que trouvez-vous donc là de si plaisant? lui demanda-t-elle.

—Tu l'as très-bien dit, ma grosse Bérénice, répondit Caffariello en riant plus fort; on ne pouvait pas le dire plus sincèrement.

—Ce sont les paroles qui vous amusent? dit Holzbaüer, qui n'eût pas été fâché de redire à Métastase les plaisanteries du sopraniste sur ses vers.

—Les paroles sont belles, répondit sèchement Caffariello, qui connaissait bien le terrain; mais leur application en cette circonstance est si parfaite, que je ne puis m'empêcher d'en rire.»

Et il se tint les côtes, en redisant au Porpora: