Adieu, mon cher petit ange. Je t'embrasse cent mille fois sur tes joues roses et sur ton grand pif, sur tes grands yeux et sur tes beaux cheveux. Écris-moi bien souvent. Ta soeur t'embrasse aussi; elle veut te porter des fraises et des glaces dans du papier. Ce sera propre en arrivant!
LXXXIII
A MADAME MAURICE DUPIN. A PARIS
Paris, 15 avril 1832.
Chère mère,
Soyez sans inquiétude. Je me porte tout à fait bien aujourd'hui. Le choléra, dit-on, est mort; ainsi dormez en paix. Je serais bien heureuse de voir mon vieux Pierret; mais, s'il vient à huit heures du matin, qu'il sonne bien fort pour m'éveiller. Je dors comme une bûche et je n'ai personne pour ouvrir la porte. Priez-le de me donner une heure dans la journée; il me fera bien plaisir.
Portez-vous bien, chère maman, et, si vous étiez plus malade, à votre tour avertissez-moi.
LXXXIV
A M. GUSTAVE PAPET, A PARIS
Paris, mai 1832.