Vous aviez de bonnes nouvelles à me donner du travail et de la santé de mon fils; comment se fait-il que, après deux mois d'attente, je les reçoive d'un autre? Ah! mon enfant, votre corps ou votre coeur est malade.

Adieu, mon ami; surtout ne soyez pas malade. Tout le reste ne sera rien pour moi.

Ne me parlez jamais politique dans vos lettres. D'abord, je m'en soucie fort peu; ensuite, c'est une raison certaine pour qu'elles ne me parviennent pas.

CXVI

A MAURICE DUDEVANT. A PARIS

Milan, 29 juillet 1834.

Mon gros minet,

Boucoiran m'a écrit que la distribution des prix serait pour le 28 août; toi, tu m'as écrit que ce serait le 18. Je ne sais lequel de vous deux se trompe.

Dans tous les cas, je serai à Paris avant le 18, si je ne crève pas en route! vraiment, il y a de quoi par la chaleur qu'il fait ici! J'espère qu'en approchant de la Suisse, je vais avoir plus frais. Je voudrais t'avoir avec moi, mon cher petit, pour te montrer toutes les belles choses que je vois.

Mais nous reviendrons ensemble dans ce beau pays d'ici à quelques années. Je n'ai pas de plaisir réel sans toi, mon enfant. Dépêche-toi de grandir, pour que nous ne nous quittions plus.