Alors monsieur le diable revenit tout en colère; il dit:

—Tu y liras!

Il le prend par le chagnon du cou[2] et Rendy a lu ce qu'il y avait; mais jamais il a voulu dire quoi que c'était, et le v'la qu'est tombé tout apiami[3], qu'on l'a cru mort. Le monde sont venu, ils l'ont fait revenir; mais il a dit:

—Jamais je ne mangerai le dixième oeuf!

Tout en haut du château de Briantes, dit encore la Tournite, dans la carcasse du grenier, y a-t-un trou qu'on n'en connaît pas le fond; on y a mis des perches les unes au bout des autres, on n'a jamais pu y aboter[4]. (C'est l'oubliette; je crois l'avoir vue.)

Bien souvent on entendait la nuit, dans cet endroit-là, des voix, des beurmées[5], des alas! mon Dieu! tantôt comme de bestiaux, tantôt comme du monde, et le monde du domaine aviont si peur, qu'ils avont jamais voulu y monter.

L'opinion de la Tournite est que les bêtes reviennent. Une nuit, elle a entendu une ouaille qui gémait[6] sa porte. Elle s'est levée pour voir, elle n'a rien vu. «Vas putôt recouchée, ça gémait encore.» Elle connaissait bien que c'était une ouaille; mais elle n'a pas voulu y retourner, parce que ça pouvait être une bête morte.

Il y a encore une ouaille noire qui revient à la carrière de Camus, de tout temps. Le père Bontemps l'a ramenée une nuit jusque chez lui et l'a mise dans son écurie. «Ah oua! a n'y était pus le lendemain.» (Récit de Gabriel. La Tournite affirme la vérité du fait.)

La Tournite, étant toute petite, à Briantes (c'est son endroit), a entendu une nuit rebâter[7] au-dessus de la chambre où elle était toute seule avec sa mère. Sa mère l'y a f… une bonne giffle en lui disant:

—Taise-te! ça revient.