—Je n'en sais pas le premier mot. Ah ça! vous croyez donc que je passe ma vie à observer ou à interroger les femmes? Je ne suis pas un flâneur comme vous, moi! je trouve la vie très courte pour vivre et travailler.
—Vivre… je ne dis pas. Il paraît que vous vivez beaucoup. Quant à travailler… on dit que vous ne travaillez pas assez. Voyons, qu'est-ce que vous avez là? Laissez-moi voir!
—Non, ce n'est rien, je n'ai rien de commencé ici.
—Si fait: cette tête-là… c'est très-beau, diable! Laissez-moi donc voir, ou je vous malmène dans mon prochain salon.
—Vous en êtes bien capable!
—Oui, quand vous le mériterez; mais, pour cette tête-là, c'est superbe et s'admire tout bêtement. Qu'est-ce que ça sera?
—Est-ce que je sais?
—Voulez-vous que je vous le dise?
—Vous me ferez plaisir.
—Faites-en une sibylle. On coiffe ça comme on veut, ça n'engage à rien.