ANTONIO.
On le serait à moins! et maintenant il ne m'arrivera plus, je pense, de vous prendre pour une femme!... On vient par ici, sauvez-vous, prince!...
(Il essaie de se relever.)
GABRIEL.
Mais vous êtes très-mal!... Je vous aiderai...
ANTONIO.
Non; ceux qui viennent me porteront secours, et pourraient vous faire un mauvais parti. Adieu! j'eus les premiers torts, je vous pardonne les vôtres. Votre main?
GABRIEL.
La voici.
(Ils se serrent la main. Le bruit des arrivants se rapproche, Antonio fait signe à Gabriel de s'enfuir. Gabriel hésite un instant et s'éloigne.)