(Un mendiant se présente.)
FAUSTINA.
Puisque tu es si généreux, permets-moi de faire une bonne action à tes dépens! (Elle jette la bourse au mendiant.)
ASTOLPHE.
Puisque tu méprises tant cette somme, garde donc ton secret! Je ne suis pas assez riche pour le payer.
FAUSTINA.
Tu es donc encore une fois ruiné, mon pauvre Astolphe? Eh bien! moi, j'ai fait fortune. Tiens! (Elle tire une bourse de sa poche.)
Je veux te restituer tes deux cents louis. J'ai eu tort de les jeter aux pauvres. Laisse-moi prendre sur moi cette oeuvre de charité; cela me portera bonheur, et me ramènera peut-être mon infidèle.
ASTOLPHE, repoussant la bourse avec horreur.
C'est donc pour une femme qu'il est ici? Tu en es certaine?