GABRIEL.
Laisse-moi, mon bon Marc; je t'assure que je suis tranquille.
MARC.
Mais si je m'en vais, vous ne songerez pas à vous coucher, et je vous retrouverai là demain matin, assis à la même place, et votre lampe brûlant encore. Quelque jour, le feu prendra à vos cheveux... et, si cela n'arrive pas, le chagrin vous tuera un peu plus tard. Si vous pouviez voir comme vous êtes changé!
GABRIEL.
Tant mieux, ma fraîcheur trahissait mon sexe. A présent que je suis garçon pour toujours, il est bon que mes joues se creusent... Qu'as-tu à regarder cette porte?...
MARC.
Vous n'avez rien entendu? Quelque chose a gratté à la porte.
GABRIEL.
C'est ton épée. Tu as la manie d'être armé jusque dans la chambre.