—L'as-tu effrayée sur la longueur de sa captivité?
—Pas encore. Votre Majesté m'avait dit de la prendre par la douceur.
—Tu l'effraieras en la reconduisant.
—J'essaierai, mais je ne réussirai pas.
—C'est donc une sainte, une martyre?
—C'est une fanatique, une possédée, peut-être le diable en cotillons.
—En ce cas, malheur à elle! je l'abandonne. La saison de l'opéra italien finit dans quelques jours; arrange-toi pour qu'on n'ait plus besoin de cette fille jusque là, et que je n'entende plus parler d'elle jusqu'à l'année prochaine.
—Un an! Votre Majesté n'y tiendra pas.
—Mieux que ta tête ne tient sur ton cou, Poelnitz!»