«—Oh! non, pas moi; mais...»

Ici Gotllieb a posé un doigt sur ses grosses lèvres, d'un air mystérieux.

«—Mais qui?»

«Il n'a rien répondu, mais il m'a montré son chat à la dérobée et comme s'il craignait d'en être aperçu.

«—C'est donc pour cela que tu l'appelles d'un si vilain nom? Belzébuth, je crois?

«—Chut! a repris Gottlieb, c'est son nom et il le connaît bien. Il le porte depuis que le monde existe. Mais il ne le portera pas toujours.

«—Sans doute; quand il sera mort!

«—Il ne mourra pas, lui! Il ne peut pas mourir, et il en est bien fâché, parce qu'il ne sait pas qu'un jour viendra où il sera pardonné.»

«Ici nous fûmes interrompus par l'approche de madame Schwartz, qui s'émerveillait de voir Gottlieb causer enfin librement avec moi. Elle en était toute joyeuse, et me demanda si j'étais contente de lui.

«—Très-contente, je vous assure. Gottlieb est fort intéressant, et j'aurai maintenant du plaisir à le faire parler.