J'admire avec quel courage et quelle douceur vous supportez cette cruelle infirmité.

LIVERANI.

J'en ai été jadis effrayé pour toi, dont je me suis vu comme séparé à l'âge où, entrant dans la vie, tu avais le plus besoin de ma surveillance et de mes conseils; mais depuis dix ans que je suis cloué sur ce fauteuil, mon malheur m'a fait connaître tes doux soins et ta fidèle amitié. Je remercie Dieu.

LUPO.

Mais votre pauvre corps souffre!

LIVERANI.

Je n'en sais plus rien quand je te vois.

LUPO.

Vous soigne-t-on toujours bien quand je m'absente?

LIVERANI.