XLIII

Au bout de peu d'instants, Lucilio parut avec Adamas.

Il était calme et souriant comme à l'ordinaire. Il salua légèrement le conseiller, profondément le marquis, et présenta à celui-ci un papier chargé d'hiéroglyphes.

—Hélas! mon ami, dit Bois-Doré, je n'y connais rien.

—Parlez! cria Lenet au muet, qui lui fit signe que cela lui était impossible. Écrivez, au moins!

Lucilio s'assit et écrivit:

«Je n'ai de comptes à rendre ici qu'au marquis de Bois-Doré; je ne vous connais pas. Sortez de cette chambre; je n'écrirai pas devant vous.»

—Si, mordieu! s'écria la conseiller hors de lui. Je veux tout savoir, et vous répondrez!

—Pardonnez-lui, monsieur, dit Adamas; il est, comme les grands savants, très-étrange et fantasque. Si vous voulez qu'il révèle ses secrets, parlez-lui doucement.

—Il veut de l'argent? dit le conseiller; il en aura: qu'il parle!