—Ah! c'est vrai; mais celui de la petite?...

—De ma Béatrice? Il m'a quittée avant qu'elle fût née.

—Celui-là n'est donc pas le père du dernier?

—De Salvator? non.

—Ton dernier enfant s'appelle Salvator?

—En mémoire de toi, et par reconnaissance de ce que tu ne m'avais jamais fait la cour.

—Divine et méchante femme! Mais enfin, où est le père de mon filleul?

—Je l'ai quitté l'année dernière.

—Quitté! Toi, quitter la première?

—Oui, en vérité! j'étais lasse de l'amour. Je n'y avais trouvé que tourments et injustices. Il fallait, ou mourir de chagrin sous le joug, ou vivre pour mes enfants en leur sacrifiant un homme qui ne pouvait pas les aimer tous également. J'ai pris ce dernier parti. J'ai souffert, mais je ne m'en repens pas.