Tu naquis condamné, c est-à-dire béni.

Dieu t'avait dit là-haut: «Au malheur, viens en aide;

Meurs à la peine: alors, ton temps sera fini».

Il vécut pour bénir, pour consoler, pour prendre

Sur ses bras, tout le poids des misères d'autrui:

Pour souffrir de nos maux, pour ranimer la cendre

De nos coeurs épuisés que l'espoir avait fui.

Simple dans sa parole, éloquent à son heure,

Ingénieux en l'art de la persuasion,

Habile à pénétrer ce qu'en secret on pleure,