—Le baron....
—Le baron dit oui; et vous?
—Je ne peux pas avoir un autre avis que le sien.
—Votre jugement, oui; mais votre instinct? Voyons, si le baron disait non?
—Je dirais non aussi. Ne voyez en moi qu'un esprit soumis au sien pour tout ce qui vous concerne.
—Vous n'avez donc aucune amitié particulière pour moi?
—Ah! madame!... Pardonnez-moi, mais la question est trop grave et trop délicate.
—Pas pour un homme comme vous. Je vous place dans mon estime à la hauteur de cette question-là, et je vous demande d'avoir une opinion à vous tout seul; si elle est contraire à celle de notre ami, je ne dis pas qu'elle aura plus de poids que la sienne; mais je pèserai l'une et l'autre, et ma conscience mieux éclairée prononcera plus clairement. Parlez.
—Eh bien, madame, laissez-moi vous interroger d'abord ... tenez, en médecin. Croyez-vous à l'empire sérieux des passions?
—Sur l'honneur, je n'en sais absolument rien.