S’asseoir !… De son activité turbulente de petit chien, elle emplissait le bureau, au contraire ; follement amusée, et galopant d’un mur à l’autre avec de brusques et admiratifs temps d’arrêt devant les rangées superposées de cartons verts, dont on l’entendait épeler à demi-voix les minces fiches indicatrices :

— Tarn-et-Garonne…, Meurthe-et-Moselle…, Ille-et-Vilaine…, Lot…, Calvados…

La découverte imprévue du coucou la jeta à des transports de joie.

— Il y a une pendule ! cria-t-elle.

Lahrier souriait.

— Sans doute, fit-il. Oh ! nous ne manquons de rien, ici.

— C’est très gentil, déclara Gabrielle qui admirait de bonne foi. Et dis, Toto, à quoi ça sert-il, tout cela ?

Toto, qui se lavait les mains et dont les doigts, arrachés aux tiraillements de la serviette, apparaissaient un à un en roseurs délicates de cire, répondit :

— A rien du tout.

Cela fut si simplement dit, avec un tel accent de conviction tranquille, exempte de pose et de paradoxe, que la jeune femme éclata de rire.