--Une canaille comme ça! murmure mon grand-père. Ah! il a ses raisons, bien sûr, pour faire le bon apôtre! Un Dubois! en voilà un qui est fait pour pêcher en eau trouble comme les chiens pour mordre!
--Enfin, dit Germaine impatientée, je voudrais bien avoir une réponse de monsieur. Faut-il que je m'en retourne toute seule? Moi, je me lave les mains de ce qui arrivera.
Mon grand-père réfléchit, le menton dans ses mains. Sa bonne le fixe de ses yeux noirs. Enfin, il prend une détermination; il se lève.
--Ma foi, tant pis! je retourne chez moi.
Nous essayons de combattre sa résolution; mais le vieux est complètement décidé. Il nous fait ses adieux, très ému.
--Je reviendrai vous voir un de ces jours, le plus tôt possible.
Avant de partir, pourtant, il engage mon père à se débarrasser de Catherine.
--Le plus tôt sera le mieux, voyez-vous. Renvoyez-la dans son pays. Vous obtiendrez bien un sauf-conduit, que diable! avec quelques protections. Si vous gardez cette fille-là ici, il vous arrivera malheur, je vous en réponds...
--Vous avez raison, dit mon père. Je vais m'occuper de cela.