--Quand les circonstances l'exigent, je comprends tout! s'écrie l'épicière en regardant Mme Arnal, pendant que son époux lui frappe sur l'épaule et que mon père sourit, ainsi que M. Beaudrain.

--Le fait est, dit le professeur, qu'il n'y a guère de pièce sans prologue, et que, lorsqu'on tient à arriver à l'épilogue...

--Ah! c'est çà! dit Mme Arnal. L'épilogue, à la bonne heure; j'en suis. Mais le prologue...

Quel prologue? quel épilogue?

Mme Arnal minaude.

--Le prologue--ce M. Beaudrain a des mots charmants--le prologue, non, décidément... je ne me sentirais pas le courage... Je... Il me semble que si un étranger, un ennemi... Je ne sais pas, mais rien que cette idée-là... Je ne comprends pas...

--Eh bien! moi, je comprends tout! rugit Mme Legros, malgré les supplications de son mari; ah! mais oui, tout!...

Mme Legros est une vraie patriote.

Elle comprend tout. Ça ne fait pas un pli.

XI